PUBLICATIONS

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

********************************************

‘Cheatersville’

Ils m’extrayaient en méchante Plymouth Fury ’58 de l’environnement hi-tech de la station de tv pour laquelle je travaillais afin de me plonger dans l’univers exactement inverse: un garage où dormaient des vieilles autos américaines en attente de résurrection. Ils habitaient un clubhouse derrière une gare de triage, ils avaient un groupe de rockabilly, ils étaient autodidactes et roulaient avec leurs productions d’antan… je me sentais en famille avec les membres du Car Club ‘The Cheaters‘. Il n’y avait alors aucune presse autour de ce retour à l’essence (!) de notre culture contemporaine, donc j’ai fait un livre pour fixer leur ré-invention du passé – notre présent, en somme et en photos collectées en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne. Sur la route…

Les journaux spécialisés soudain ne l’étaient plus autant: ‘Cheatersville’, totalement autoproduit, soulignait leur carence en images (et en mots parfois). Ca me rappelait la naissance du punk rock, où les magazines de musique patinaient lamentablement à expliquer ce qui était entrain de se passer (et de les dépasser, pour le coup). Mes potes étaient dans le vrai, et mon livre aussi…

‘Cheatersville’

They usually picked me up  at this tv station I used to work for with a mean, low, flat black ’58 Plymouth Fury. We were going to their clubhouse on the wrong side of the tracks, right behind a rail yard or in their garage where old american cars were awaiting a return to life, road and gasoline consumption. I was feeling home.

I documented the gigs, the trips, the friends and the people around them and finally compiled all of this in a book I self-published, which I entitled ‘Cheatersville’, after the name of that Swiss Car-Club I had been hanging out with for more than a year, ‘The Cheaters‘ !

National press was stoked: this book obviously showed something they weren’t fully aware of. Cheatersville, just like in the punk rock heydays, was kind of leading the path for more car clubs to come (and for more cars and rock’n’roll gear to see the light of day!). My friends were proven goddamn right, and my book too, as a matter of fact. What an acknowlegdement!

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

********************************************

Powerglide était le nom des premières transmissions automatiques Chevrolet, sorties en 1950.

Mis à part ça, c’était le trimestriel que j’avais inventé et il me procurait non seulement le bonheur de photographier mais aussi celui d’écrire autour de ces photos. En tant que rédac-chef et principal contributeur, je pouvais aussi parler de Tom Waits, de Cormack Mc Carty ou d’Against Me! J’avais l’impression de transcender le genre (magazine de voitures), de parler d’histoire et de culture et surtout de faire de mon monde un monde pour les autres… un endroit chaleureux où 7500 personnes se sont réunies dès la sortie du numéro 1. La mise en page a bien vieilli désormais, les photos et les textes non. J’en ai réuni quelques uns dans cette galerie – bonne lecture !

PS – savourez le nom prémonitoire de la Triumph en fin de galerie!

Powerglide was the name GM gave to the first Chevrolet automatic transmission back in 1950.

But besides that, it was the name of the quarterly magazine I created. It was an enjoyable time because as a editor-in-chief and main contributor, I was able to write about the pictures I was taking and on top of this I could talk about Tom WaitsCormack Mc Carty or Against Me! I was crossing the borders of pop culture and dealing with history, automobile, motorcycle and rock’n’roll – well, modern times – and inviting 7500 readers in my own world from the very first release (onwards).

Design has aged more than a bit, but images and words surprisingly not. I created a gallery for them, but everything there is in French. Translations were added later on other publications, as you’ll see further on in this website.

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

 

ELECTROLINE DIARIES :

‘Un voyage avec les Burbank Choppers‘ dit le sous-titre, de cette banlieue de Los Angeles à Yokohama avec le Car Club le plus influent de cette mouvance. J’habitais pour l’occasion chez Hope, une amie effeuilleuse, tout près de Silver Lake et je prenais des photos avec un Nikon F2. Mes pellicules avaient été financées par un article conjoint ‘Hunter S Thompson / Lester Bangs’ cédé à un mensuel culturel français à la limite du dépôt de bilan. C’était une belle aventure et le livre a trouvé éditeur dès terminé ! Il a gagné après sa sortie la médaille d’or pour sa photo / mise en page décernée par le Comité International pour la Préservation des Véhicules ! C’était cool d’aller chez Barnes & Nobles et de le voir en tête de gondole. C’était aussi cool d’avoir un éditeur efficace en backup, mais le mieux c’était d’avoir fait tout cela avec des gens qui m’avaient aimablement ouvert leur porte, donné sans compter de leur temps et surtout accordé une totale confiance. 

Préface par Mike Ness

ELECTROLINE DIARIES :

‘A journey with the Burbank Choppers‘ is the baseline. What a trip indeed, from the Los Angeles area to the seaside town of Yokohama, Japan! I was living at my burlesque dancer friend Hope’s house near Silverlake and I was taking pictures with an outdated Nikon F2. Films had been provided by an article on Hunter S. Thompson/Lester Bangs I had traded with a French cultural magazine right before it got bankrupt. It was a nice adventure and the book found a publisher right when layout was finished! It was awarded the Gold Medal for its photo/layout, by the International Society for Vehicle Preservation! It was cool to see it at Barnes & Nobles displayed at the aisle head. It was also cool to feel backed up by an efficient publisher but the best of all was to have worked (hard) with people who totally opened their door to me, giving me as much time as I needed and granting me an absolute confidence.

Foreword by Mike Ness

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

 

Rebel Motorcycles Ltd :

Il fallait faire un livre sur les motos modifiées… Il y avait dans le monde tant de gens qui redécouvraient soit les codes de la transformation à l’ancienne ou bien magnifiaient les formes de leurs machines qu’il me fallait laisser trace. J’avais couru la planète pour rendre compte mensuellement de la nouvelle vitalité du milieu et j’avais tant d’images non publiées qu’il me semblait judicieux de tenter la sortie d’un livre sur les deux roues qui changeaient le monde. Rebel Motorcycles Ltd ouvre sur la Harley de Steve Uhl, à qui l’on doit le départ de l’incendie contemporain et s’achève sur celle de Droopy qui avec son gang avait mis la Californie à feu et à sang dans les sixties. Il m’avait fait l’honneur d’accepter que je publie des photos de lui, de sa moto, de sa jeunesse aussi.

Préface par Jake ‘The Preacher’ Cavaliere / Postface par Verne Hammond. Couverture par Sergio Palami.

Rebel Motorcycles Ltd :

I had to put out a book on modified motorcycles… So many people around the world were redescovering either the secrets of old-school mods or were uplifting the original design of their vintage bikes that I had to leave a trace. I had been around so much to testify and make up to date reports and I had so many unpublished pictures that I thought it was sensible to try to release a document on the bikes that were changing the motor-sickle scene. This book starts with Steve Uhl’s Harley – he’s the one who brought this late sixties fragrance to current California, then to the world – and ends up with Droopy who was an original one percenter. He allowed me to print some shots of him and his bike I took up in the Valley and gave me a couple from his youth to get along with them. I was honored. First book on this subject, by the way…

Foreword by Jake ‘The Preacher’ Cavaliere / Postface by Verne Hammond. Cover by Sergio Palami

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

 

GO WITH MOON (1950-2010)

Dean Moon, un jeune californien démobilisé inventa un distributeur d’essence pour multi-carburation vers 1946: un bloc d’alu à ailettes avec une entrée et deux, puis trois voire quatre sorties. En 1963, on le retrouve en Angleterre popularisant la course de dragster avec son propre engin (équipé des pièces perfo qu’il produit ou distribue). Il l’avait au préalable vendu à la société de maquettes Revell qui en réalisa des milliers de copies à l’échelle 1/18e ! En 1964, il le rachète pour une fraction de son prix de vente et écrit à la NASA pour lui proposer des enjoliveurs maison afin d’équiper leur véhicule lunaire. Dans les ’70s, son logo aux deux yeux est connu dans le monde entier et la Californie l’arbore sous forme de T-shirts ou de stickers. Au debut des ’90s, son entreprise moribonde ne lui survit que par la dévotion d’un japonais à la fois amoureux des voitures puissantes et respectueux de la pop-culture californienne : Shige Suganuma rachète la société et entreprend de tisser un réseau de distributeurs autour du monde et de créer l’un des car-shows les plus réputés de cette planète à Yokohama (sa ville natale et le QG actuel de la société). Ce faisant, il conserve précieusement le bâtiment californien originel et continue de produire et de vendre les accessoires qui firent sa réputation ! Cette remarquable histoire tant industrielle qu’humaine méritait un livre généreusement documenté : l’histoire de Moon, celle de Shige croisait celle de mes amis Choppers et la mienne aussi. J’avais les photos contemporaines, Shige les archives, il ne restait qu’à conter l’histoire telle qu’elle a réussi à perdurer !

 

GO WITH MOON (1950-2010) 

Young Dean Moon had created around ’46 a fuel block, a cast aluminum finned block allowing one gasoline input and two, then three and even four outputs, enabling the feeding of multiple carburetors. From then on, this hot-rod pionneer invented many go-fast/look cool features and became known worldwide : in ’63 he was promoting drag-racing in England with his own dragster, the rolling catalog of the speed parts he was selling (he sold it to the Revell model toy company which produced thousands of 1/18e scale reproductions of the yellow race car !); in ’64 he bought it back for a fraction of what he sold it for, wrote to the NASA to offer them Moondiscs (hubcaps of his own) they could install on their lunar vehicle and in the 70s, his big-eyes logo was offered in a variety of items ranging from stickers to hawaian shirts… In the ’90s, his dying business was saved from oblivion by Shige Suganuma, a young japanese fan of fast cars and good friends of late Dean Moon. He respectfully restored the original shop to its former glory and kept on producing / selling the aftermarket parts that made Moon famous while establishing a worldwide network of resellers. He managed to import California car-culture to his hometown Yokohama, where he set up a Mooneyes cafe and a high quality yearly worldwide-attended hot rod, custom and motorcycle show. This unique industrial and human story needed to be told and documented. I had followed my friends the Choppers in Japan, met Shige there for the first time and came back many times afterwards for magazine purpose so I had lots of current photos while Shige had preciously kept all of Dean’s collection. So one day I asked him if I could make a book about his company’s story…

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

 

Cast Iron signifie ‘fonte’ en anglais:

les vieux moteurs étaient en fonte d’acier, et les carters de boite de vitesses Powerglide étaient coulés dans ce matériau jusqu’en 1962. Cast Iron Magazine était, dans la continuation de mon magazine précédent, une revue hybride qui privilégiait la photo et le crossover culturel : le rock’n’roll tout comme la majeure partie des moteurs à explosion partagent le principe du ‘4 temps’ – et ce n’est pas le moindre de leurs points communs ! Pour en rendre compte au mieux, Cast Iron poussait l’information et son traitement au plus loin, puisque ce luxueux magazine de 128 pages à la mise en page élégante était aussi traduit en anglais. Sa distribution était confiée à un réseau mondial mais à taille humaine, indépendant du monopole auquel était affilié Powerglide. La tâche était écrasante, mais le résultat splendide. Quelques articles compilés ici vous permettent d’en juger.

From 1950 to 1962, the automatic Chevy transmissions were nicknamed ‘Cast Iron Powerglide’.

Engine blocks and motorcycle powerplants were all made out of cast iron in the old days, and well, I had found it quite funny to continue the original Powerglide Magazine adventure under the name that qualified those first undestructible automatic trannies best… ‘Cast Iron’, the 4-Stroke Beat magazine was born, waving the crossover flag higher than the former little quarterly mag had been doing for about the 4 years I remained in charge of it. I am still believing that rock’n’roll and car culture are linked together by this number four they’re both basically sharing : 4 stroke for the engine, 4 times for the rock’n’roll structure. My mission was to just show it and link car/bike and art to rock’n’roll articles. Photos had to be stunning, layout pretty clear, interviews and texts as deep as an entertaining magazine can provide. That was quite a killing task, but it was worth it! Some examples here

Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au diaporama plein écran.
Click on desired icon to get the full portfolio, then click on any picture to enjoy a full-screen slideshow

INDIOS DE BARCELONA :

j’écrivais (et photographiais) depuis des années sur ce même sujet: la culture populaire sous l’angle de la voiture ou de la moto anticonformiste, porteuses d’un message historique fort : elles traduisaient un refus de l’époque à l’heure de leur gloire initiale et revenaient 50 voire 70 ans plus tard porteuses d’un même élégant refus, mais cette fois-ci mondial… Je ne pouvais pas détacher cette culture mécanique du rock et des protest-songs, jusqu’à ce que je me retrouve face aux fresques de Barcelone et à une autre forme de contestation. Celle-ci était plus ouverte et sa forme actuelle était urgente, puissante – une vague de protest songs plaquée sur des murs à coups de bombes de peintures… C’est ce que j’ai ressenti, ainsi que l’expression d’une farouche volonté d’exprimer avec sincérité et énergie un point de vue alternatif sur l’époque. Total punk rock ! Je me suis immergé, et j’ai marché, parlé, documenté, classé, écrit puis mis en page plus d’un an de recherches. Ca a donné un autre livre, celui ci sans voitures, sans rock stars (ou presque), une chronique vivement colorée d’un présent vierge des possibles faux-fuyants d’un passé réactualisé… Indios de Barcelona c’est maintenant et ça claque fort.

Extraits ci-contre. Plus d’infos ici (beaucoup plus !) ->

INDIOS DE BARCELONA:

This new book is in French (not in Spanish as the title seems to suggest), and if I had written in ‘Electroline Diaries’ that the journey with the Choppers was ‘like punk rock on wheels’, I could borrow that comparision now and say here that my vision of an alternative Barcelona was ‘like punk rock on walls’ . All these works of art spread all around town were like vividly colourful ‘2D protest songs’ to me. I documented that impression, met tramps and artists and people of goodwill living by, for and with those murals in a city (a world) hit by austerity. And if I ever translate it in English, it will be entitled ‘Spanish Bombs’… Anyway, some extracts there, and more images, info (in French) and music too one click away ->