El Efe Dos

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Well it really started back when I was in art school. There was one F2 there, and I was the only one in my class the teacher was confident enough to lend it to. It weighed, it was solid, it was damn good looking… It had Nikon engraved on the lightmeter, and it looked like the ones Dennis Hopper was wearing in ‘Apocalypse Now’. And on top of this, it was taking pretty good pictures too. I loved it.

Years went on. I had long left school when I found one second-hand F2 screaming ‘Buy me !’ from behind the local Nikon dealer’s window , so I did. I was happy to own one – my first one – and I took it everywhere with me. I mean around the world. Unbreakable, heavy, outdated but still pretty cool, we made some good pictures together and I started to professionally sell some of them. (See bio). I got me another body and a couple lenses and worked analog while the whole world was going digital. I hated their look, options and menus. I hated the idea of going back to my hotel room to sort out my pictures from my computer… something I was forced to later anyway.

I had to drop that F2 for the very first professional digital Nikon ever made. I sold my F2 gear for the sake of production.

And I got myself one again in Mexico ages afterwards. I missed film as much as the camera itself, for crying out loud! I stumbled upon one good looking ’73 one downtown Mexico City, hesitated a bit and finally bought it. I finished the book I was working on then with it. Great!

So a year or about later, I saw a picture of a mint one on my Instagram feed. It was looking really good, and apparently was for sale. I wrote back asking how much the owner would want for it and his answer was stunning : Hugo (that’s his name), who happened to live in Argentina, first replied me that he was honored to receive a message from me! He had bought that ’72 model because I was mentioning the F2 in my book ‘Electroline Diaries’ – a book he was really found of – but he couldn’t use that fully manual camera properly. I offered him to trade a couple of prints he could choose from this book he dug so much in exchange for the camera and he agreed on that. Isn’t that cool or what ?

So to sum it up: I, Laurent Bagnard, living in France, put out a book on the Burbank Choppers Car Club which was published by Car Tech in the US. Hugo, from Argentina bought one copy, and as a side effect, bought an outdated but reliable film camera because of me (kind of).

Years afterwards, by absolute chance, we connect on Instagram (how many people are on Instagram ?) and I surprisingly discover that he’s a fan of both the Choppers and my work! Such a fan that he had bought the same camera I shot the book with (but he can’t use it)… So one day his useless Nikon finally flies over the ocean (on its way to France) while pictures taken by me and a similar camera fly the opposite way; it finally reaches my home (while my prints grace the walls of a house in Argentina) and it is like new, with its original box, documentation, user’s manual etc… It shows absolutely no sign of wear! It’s the most beautiful I’ve ever owned and the coolest story that goes with it!

My now Argentinian F2 works really great! It’s not meant to stay on a shelf at all – and there’s more to come but I’ll say it with images this time.

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Version française

Eh bien, ça a vraiment commencé quand j’étais aux Beaux-Arts. Il y avait un F2 là-bas, et j’étais le seul de ma classe en qui le professeur avait assez confiance pour le prêter. Il pesait lourd, il était solide, il en jetait… Il y avait Nikon gravé sur le posemètre, et il ressemblait à ceux que Dennis Hopper portait dans “Apocalypse Now”. En plus, il prenait aussi de très bonnes photos. J’ai adoré.

Les années ont passé. J’avais quitté l’école depuis longtemps quand j’ai trouvé un F2 d’occasion qui criait “Achetez-moi !” derrière la vitrine du concessionnaire Nikon local, alors je l’ai fait. J’étais heureux d’en posséder un – mon premier – et je l’ai emporté partout avec moi. Je veux dire partout dans le monde. Incassable, lourd, dépassé mais toujours aussi cool, nous avons fait quelques bonnes photos ensemble et j’ai commencé à vendre professionnellement certaines d’entre elles. (Voir la bio). Je me suis acheté un autre boîtier et quelques objectifs et j’ai travaillé en analogique pendant que le monde entier passait au numérique. Je détestais leur look, leurs options et leurs menus. Je détestais retourner dans ma chambre d’hôtel pour trier les photos que je prenais sur mon ordinateur… ce que j’ai été obligé de faire plus tard de toute façon.

J’ai dû laisser tomber le F2 pour le tout premier Nikon numérique professionnel jamais réalisé. Ensuite, j’ai vendu mon équipement F2 pour le bien de la production.

La pellicule me manquait, tout comme l’appareil photo ! Je suis tombé sur un bel exemplaire de ’73 dans le centre de Mexico, j’ai hésité un peu et je l’ai finalement acheté. Du coup, j’ai fini le livre sur lequel je travaillais alors avec lui. Super !

Un an plus tard, j’ai vu la photo d’un exemplaire en super condition sur mon flux Instagram. Il avait l’air vraiment bien et était apparemment à vendre. J’ai demandé au propriétaire combien il en voudrait et sa réponse a été incroyable : Hugo (c’est son nom), qui se trouvait vivre en Argentine, venait de me répondre qu’il était honoré de recevoir un message de ma part ! J’étais scotché ! Il avait acheté ce modèle de ’72 parce que je mentionnais le F2 dans mon livre “Electroline Diaries” – un livre dont il était fan – mais il ne pouvait pas utiliser correctement cet appareil entièrement manuel. Je lui ai proposé d’échanger quelques tirages qu’il pouvait choisir dans ce livre qui lui plaisait tant en échange de l’appareil photo et il a accepté. Cool !

En résumé, moi, Laurent Bagnard, vivant en France, j’ai fait un livre sur les Burbank Choppers publié aux Etats-Unis par Car Tech. Hugo, en Argentine, l’a acheté, puis s’est débrouillé pour acheter à la suite un appareil désuet mais fiable à cause de moi (en quelque sorte).

Des années plus tard, par un hasard absolu, nous nous mettons en contact via sur Instagram (combien de personnes sont sur Instagram ?) et il est juste un fan des Choppers et de mon travail ! De fait, son bientôt ex-Nikon s’est envolé au-dessus de l’océan tandis que les photos prises par un appareil similaire ont pris l’avion elles aussi, mais en sens inverse. Il finit par arriver chez moi tandis que mes tirages ornent désormais les murs d’une maison en Argentine. Cet appareil est comme neuf, avec sa boîte d’origine, sa documentation, son manuel d’utilisation etc… Il ne montre pas le moindre signe d’usure ! C’est le plus beau que j’ai jamais possédé et l’histoire la plus cool qui va avec !

Mon F2 (Efe Dos!) actuel fonctionne vraiment bien, il n’est pas du tout destiné à rester sur une étagère – et j’en dirai bientôt plus, mais en images cette fois.