About this book

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By March the rise of Covid-19 cases here en France lead the government to declare a national state of emergency: we were to remain home for an undefined period of time (which lasted two months in the end).

I woke up one morning – probably within 15 days into this quarantaine time – with the pleasant impression to have seen a new book… I mean the very pleasant feeling one can have when the layout and writing and proof tests of all kinds are done, when the printed sheets have rolled out of the printing press : when the first assembled copy lays on the kitchen table and one’s able to flip through its pages. That exact impression!

I SAW that book.

I saw all the pictures (well most of them) and also pictured what the design was looking like – not at all would look like: I started to dig images from my archives and sketched out a layout with my first bike selection on this first day. A month afterwards, I had most of my material stored on one disk and a solid vision of how the finished book will look like. It will be a worldwide span of coolness, with expected Harleys and Triumphs, but wait… Did I say ‘archive’ earlier ? Yes indeed. A good share of the material here had been already published in magazines – how could I travel during lockdown anyway? – but most of the pictures would be (and currently are) new to the general public eye. They’re my archives, the ones I dig the most. The ones cheap magazine paper would harm. The ones cheap magazine designers would crop.

I had time to select my images, time to check every detail. Time to think about the photo/text ratio… and finally time to go back on the field and shoot a couple more bikes I really wanted to be in!

Guess what? I realized all those motorcycles are timeless when shooting the last one (the mighty ’38 Brough Superior). I was facing these two beasts, trying to do my best with that incredible set up (the plane was from 1938 as well!) and I could have been shooting those same shots 20 or 40 years ago with the same result: a killer visual impact. The bike exhales strength and speed, period.

Prior to that, I was not sure to include Matt Davis and Denis Sire in that book – both were my friends and passed away quite recently. What they did in life is history : Matt contributed to create DicE magazine, which ruled the revival of choppers and still leads the path. Denis did … well Denis is a landmark in illustration and popular art: a talented innocent able to give away sketches at car or bike shows, someone agents and art gallery owners took advantage too many times. A talented soul, in love with motorcycles since his youth. A fine and reknown artist. Well alright, Matt’s bike rocks, Denis’ drawings ended up on the creation of an iconic Triumph racer! That is timeless !

So yes, here is ‘Rebel Motorcycles Ltd II’ (what a title!)… You might wanna know where it comes from? That’s kinda picky… Anybody knows about ‘The Invisible Republic’, a book by Greil Marcus on Bob Dylan’s “Basement tapes’? The title is stunning. It sounded to me like an underground lively organisation, a fully colored world living under the radar of mainstream culture to say the least. I really dug it. I came up with ‘RMC Ltd’ thinking of a huge pirate factory working day and night on barely legal motorcycles around the world, beyond the scope of the law, every participant (citizen?) linked to this never-ending quest of style and freedom.

Days went on, I wrote little stories, collected tech specs. Shinya Kimura wrote me ‘I love your work’, Verne Hammond from the Burbank Choppers said ‘Very cool and neat photos and bikes and people’, Jake Cavaliere added ‘It’s an honor to be a part of anything you put together’, Rob Fortier… well Rob I’m still missing your part! 🙂

All this to say I had a dream!

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Version française


En mars, la multiplication des cas de Covid-19 ici en France a conduit le gouvernement Ă  dĂ©clarer l’Ă©tat d’urgence national : nous devions rester chez nous pour une pĂ©riode indĂ©finie (qui a finalement durĂ© deux mois). Je me suis rĂ©veillĂ© un matin – probablement dans les 15 premiers jours de cette pĂ©riode de quarantaine – avec l’agrĂ©able impression d’avoir vu un nouveau livre…

Je veux parler de la sensation très agrĂ©able que l’on peut ressentir lorsque les tests de toutes sortes sont effectuĂ©s (mise en page, textes etc…), lorsque les feuilles imprimĂ©es sont sorties de presse : lorsque le premier exemplaire assemblĂ© est posĂ© sur la table de la cuisine et que l’on peut en feuilleter les pages. Cette impression lĂ  !

J’ai VU ce livre et CES motos.

J’ai vu la plupart d’entre elles, pour dire vrai, et j’ai aussi vu Ă  quoi ressemblait la mise en page ! J’ai donc commencĂ© Ă  exhumer des images de mes archives et j’ai esquissĂ© un premier agencement avec cette sĂ©lection. Un mois plus tard, j’avais stockĂ© la plupart de mon matĂ©riel sur un disque et j’avais aussi une vision prĂ©cise de l’aspect du livre fini. Ce serait une compilation du cool, avec des Harley et des Triumph Ă  l’Ă©vidence, mais attendez…J’ai dit “archives” tout Ă  l’heure ? Oui, en effet. Une bonne partie du matĂ©riel ici a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© publiĂ©e dans des magazines – comment pourrais-je voyager pendant le confinement ? – mais la plupart des photos seraient (et sont actuellement) nouvelles pour le grand public. Ce sont mes archives prĂ©fĂ©rĂ©es. Celles auxquelles le papier de magazine bon marchĂ© ferait du tort. Celles que les graphistes employĂ©s par les mĂŞmes pĂ©riodiques pourraient retailler.

J’ai eu le temps de sĂ©lectionner mes images, le temps de vĂ©rifier chaque dĂ©tail. Du temps pour rĂ©flĂ©chir au rapport photo/texte… et du temps pour retourner sur le terrain et faire quelques photos de plus sur les motos que je voulais vraiment inclure !

J’ai rĂ©alisĂ© que toutes sont intemporelles en photographiant la dernière (la puissante Brough Superior de ’38). J’Ă©tais face Ă  ces engins, essayant de faire de mon mieux avec cette incroyable installation (l’avion Ă©tait aussi de 1938 !) et j’aurais pu prendre ces mĂŞmes clichĂ©s il y a 20 ou 40 ans avec le mĂŞme rĂ©sultat : un impact visuel assassin ! Cette moto respire la force et la vitesse, point final. Elle l’aurait inspirĂ©e en 1980 ou avant, tout comme aujourd’hui.

Avant cela, je n’Ă©tais pas sĂ»r d’inclure Matt Davis et Denis Sire dans ce livre – tous deux Ă©taient mes amis et sont dĂ©cĂ©dĂ©s rĂ©cemment. Ce qu’ils ont fait dans la vie fait partie de l’histoire populaire dĂ©sormais : Matt a contribuĂ© Ă  la crĂ©ation du magazine DicE, qui a rĂ©gi la renaissance des choppers et mène toujours la danse. Denis a fait … eh bien Denis est une rĂ©fĂ©rence en matière d’illustration et d’art populaire : un innocent capable de donner des croquis lors d’expositions de bagnoles ou de motos, quelqu’un dont les agents et les galeristes ont profitĂ© Ă  maintes reprises. Une âme talentueuse, amoureuse des motos depuis sa jeunesse. Un grand artiste. Ok… La moto de Matt est cool, les dessins de Denis ont abouti Ă  la crĂ©ation d’une Triumph icĂ´nique – ça c’est intemporel !

Alors oui, voilĂ  “Rebel Motorcycles Ltd II” (quel titre !)… Vous voulez savoir d’oĂą ça vient ? C’est un peu pointu… Vous connaissez “The Invisible Republic”, un livre de Greil Marcus Ă  propos des ‘Basement Tapes’ de Bob Dylan ? Le titre est Ă©poustouflant. Il m’a fait penser Ă  une organisation clandestine en pleine effervescence, un monde colorĂ© vivant sous le radar de la culture dominante. J’ai vraiment aimĂ© l’idĂ©e. J’ai imaginĂ© “RMC Ltd” en pensant Ă  une Ă©norme usine de pirates travaillant jour et nuit sur des motos Ă  peine lĂ©gales autour du monde, au-delĂ  du champ d’application de la loi, chaque participant Ă©tant liĂ© Ă  cette quĂŞte souterraine de recherche de style et de libertĂ©…

Les jours passaient, j’Ă©crivais toutes les petites histoires qui composent cet ouvrage, je collectais des spĂ©cifications techniques. Shinya Kimura m’a Ă©crit “J’aime ton travail”, Verne Hammond des Burbank Choppers a dit “Des photos, des motos et des gens très cool”, Jake Cavaliere a ajoutĂ© “C’est un honneur de faire partie de tout ce que tu produis”, Rob Fortier… eh Rob, j’attends toujours ton texte ! 🙂

Tout ça pour dire que… j’ai fait un rĂŞve !