LE MURALISME ET DAVID ALFARO SIQUEIROS

 

David Alfaro Siqueiros (surnommé « El Coronelazo »), supposément né le 29 décembre 1896, est un artiste peintre mexicain.

Connu pour ses œuvres empreintes de réalisme social, il est l’un des fondateurs du Muralisme mexicain avec notamment Orozco et Diego Rivera.
Comme Orozco, il étudie aux Beaux-arts de Mexico, ainsi qu’à l’école de Peinture Santa Anita, sous l’égide du Dr Atl. Révulsé par la dictature de Porfirio Diaz qui dirige le pays depuis 1876, il s’engage à 18 ans dans l’armée constitutionaliste, trois ans après le début de la Révolution.

« Sans cette participation à la Révolution, il n’aurait pas été possible plus tard de concevoir et de réaliser le mouvement pictural moderne mexicain », déclarera-t-il plus tard.

Ce soldat de la Révolution s’expatrie en 1919 à Paris pour y étudier la peinture. Il y rencontre Rivera, avec qui il partage une même vision de ce que devrait être l’art mexicain. Communiste de la première heure, il deviendra par la suite un fervent admirateur de Staline (dont le monde ignorera la cruauté jusque dans le milieu des années 30). Théoricien de l’art, peintre muraliste politiquement engagé, le plus radical des ‘trois grands’ prête souvent sa signature à El Machete, journal d’opposition. Inspiré par l’idéologie marxiste, il consacrera toute sa vie à favoriser le changement à travers l’art public, en intégrant des styles et des techniques d’avant-garde à l’iconographie traditionnelle et aux histoires locales. Son style influencera jusqu’à Jackson Pollock et son militantisme le conduira jusqu’en Espagne, où il intègrera les Brigades Internationales qui combattirent le fascisme durant la Guerre Civile (1936-1938).

En 1921, le Secrétaire de l’Education Publique, José Vasconcelos demande à Siqueiros, Orozco et Rivera de réaliser des oeuvres censées éduquer une population majoritairement illettrée tout en promouvant un art typiquement mexicain. Ereintée par dix ans de guerre sanglante mais confiantes en ses valeurs humanistes et sociales, la jeune république veut afficher son identité nouvelle aux yeux du monde ! A Barcelone cette même année, Siqueiros publie une première déclaration d’intention où il désire ardemment que la peinture mexicaine se démarque désormais de l’académisme européen et de ses mouvements artistiques trop décoratifs. A son sens, l’identité artistique nationale doit plonger dans ses racines amérindiennes – « l’invulnérable processus antérieur » – et privilégier l’esprit constructif à l’esprit décoratif. Dans un contexte débarrassé de la pesanteur de la dictature et du conflit mondial, porté par une philosophie tant humaniste que politique, les trois principaux artistes fonderont en 1923 le Syndicat Révolutionnaire des Travailleurs Techniques, Peintres et Sculpteurs du Mexique, ouvertement communiste. Profondément convaincus que l’art est destiné à l’éducation et au mieux vivre, qu’il n’est par conséquent en rien privé et propriété de quelques riches collectionneurs, il doit appartenir au peuple. Dans cet esprit, et avec une totale liberté de création, les trois artistes sous contrat concluent la période révolutionnaire en donnant naissance au Muralisme. Les talents combinés du critique Orozco, du radical Siqueiros et de l’utopiste Rivera essaimeront rapidement dans toute la capitale, et inspireront l’Amérique entière.

A Barcelone cette même année, Siqueiros publie une première déclaration d’intention où il désire ardemment que la peinture mexicaine se démarque désormais de l’académisme européen et de ses mouvements artistiques trop décoratifs. A son sens, l’identité artistique nationale doit plonger dans ses racines amérindiennes – « l’invulnérable processus antérieur » – et privilégier l’esprit constructif à l’esprit décoratif. Dans un contexte débarrassé de la pesanteur de la dictature et du conflit mondial, porté par une philosophie tant humaniste que politique, les trois principaux artistes fonderont en 1923 le Syndicat Révolutionnaire des Travailleurs Techniques, Peintres et Sculpteurs du Mexique, ouvertement communiste. Profondément convaincus que l’art est destiné à l’éducation et au mieux vivre, qu’il n’est par conséquent en rien privé et propriété de quelques riches collectionneurs, il doit appartenir au peuple. Dans cet esprit, et avec une totale liberté de création, les trois artistes sous contrat concluent la période révolutionnaire en donnant naissance au Muralisme.

La Révolution (détail)

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La Nouvelle Démocracie
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